25.11.09
17.11.09
12.11.09
Voyage.
J'ai plaisanté une fois de plus, dans mon article précédent mais j'avoue ne plus avoir le coeur à écrire ce genre de post. Il est vrai que quelques personnes apprécient mes élucubrations mais les mots que je pose pour décrire mes aventures ne sont plus en adéquation avec ce que j'ai envie de partager.
En attendant de prendre une décision concernant Zieuzémerveillés je vous propose de plonger dans ces nuages tels des vaisseaux qui, si vous vous abandonnez à eux, vous emporteront au-delà ... de vous-mêmes.
10.11.09
Pan !
Trois amies et moi-même avons séjourné quelques jours dans une propriété de 300 ha située dans le voisinage du mont Bugarach. En regardant la photo, ne vous méprenez pas : n'est pas en cage celui qui semble l'être !
Le chalet que nous occupions est enceint d'un grillage servant à préserver le gîte de l'irruption de visiteurs beaucoup trop curieux. Ces derniers réclamant parfois à coups de groin la tambouille que nous accepterions de leur accorder.
En parlant de gibier, je me souviens qu'il y a peu j'avais minimisé les propos fougueux qu'une amie avait tenus en me parlant de la Sologne. Elle m'avait raconté que la chasse y fait rage et qu'elle éprouvait des difficultés à côtoyer ces gens là. J'aurais mieux fait de ne pas ricaner à propos de ses états d'âmes car mes nerfs furent mis à rude épreuve par un matin gris.
Quelle ne fut pas ma stupéfaction, en arrivant chez nos propriétaires, de tomber nez à nez avec une meute de chasseurs. Non seulement ils avaient l'outrecuidance de fouler le même sol que moi mais, pour comble, ils étaient vêtus d'un treillis identique à celui porté par l'armée.
La guerre à notre porte !
Ma réaction fut terrible. Il y a quelques mois, je n'aurais fait qu'une bouchée de cette poignée d'hommes. Je me serais exprimée fortement et avec rage (bravo le miroir).
J'ai l'air de plaisanter mais vraiment la scène était terrifiante. C'était au-delà de la chasse. On aurait dit des soldats faisant irruption et prêts exécuter quiconque manifesterait le moindre mécontentement à leur simple vue. D'ailleurs ils n'ont pas manqué de faire des commentaires lorsque je suis passée à côté d'eux sans les saluer (bien fait, na !).
J'ai eu le temps d'observer leur gestuelle et d'entendre les propos qu'ils échangeaient. L'un demandait à l'autre s'il avait tué aujourd'hui et l'autre de feindre l'attitude menaçante qu'il a affichée en mettant en joue l'animal terrifié. Les babines de ces types trahissaient leur soif de domination et le plaisir d'ôter la vie. Des malades qui jouent à la guerre et à se faire peur !
J'aurais dû prêter plus attention au nom attribué à la propriété à savoir "Le bouchard" mais j'ai fait fi de ce clin d'oeil, m'en remettant au site des propriétaires qui vantent la quiétude de leurs terres et la sérénité du gibier vivant en ces lieux. Une publicité pour le moins erronée en cette période automnale.
D'ailleurs, le soir de notre arrivée je me suis trouvée confrontée à une grande tablée qui s'est tournée vers moi avec une hostilité nette. Il émanait de ces gens des ondes malfaisantes. C'étaient eux ! D'ailleurs à y regarder de plus près : malfaisant = mal faisan(t).
Sur le moment, j'ai ravalé ma colère sans pour autant parvenir à la mettre dans la lumière. C'était très amer car je ne pouvais égorger ces cannibales ni même pour le moins leur signifier mon mépris.
Avec beaucoup de recul (il me fallait bien cela), je me dis que moi aussi j'ai dû goûter à la chasse dans une vie antérieure pour avoir eu autant envie de leur rentrer dans le lard °-°. J'aime à penser que ces gens-là ne savent pas ce qu'ils font car s'ils en avaient conscience, sans doute remplaceraient-ils la chasse par le golf !
En tout cas, cet incident à mis le feu aux poudres (stockées dans mon moi-même) car dès cet instant je me suis trouvée confrontée à des situations que je pensais évacuées depuis longtemps. Il y a eu : les chasseurs, les tensions de la communauté, l'influence de groupements dit de conscience, l'autorité des égos spirituels, la suffisance de la connaissance, un temps maussade, pluvieux et numide, une grippe et finalement mon caractère impatient et vite agacé.
Une semaine durant laquelle j'ai été mise en présence d'un reliquat d'aspects très peu sympathiques qui m'appartiennent et qui m'insupportent. Il est urgent que j'aie une petite conversation avec eux pour leur expliquer qu'il serait bien de nous unifier dans la joie, la bonne humeur et l'harmonie.



